Nourri de pop, de hip-hop et de la pointe de solfège qui va bien, ce sont pourtant des premiers tracks électroniques qui sortent des machines d’Antoine Pesle dès 2005. Odieux audio pour le perfectionniste qu’il est ; ce n’est qu’en 2011 qu’il se sent prêt à proposer sa musique sur scène dans la région lilloise. Deux ans plus tard, sort « Amour Lemon », premier EP entre Italo disco et French boogie, qui témoigne déjà de ses qualités de producteur autodidacte exigeant. Avant de tout changer.
Il sort enfin en 2019 son premier album, Hi-Fi Romance, un son pour tomber amoureux, par un fidèle amoureux du son. Cet album véritable décline sur onze titres une atmosphère ouatée, délicieusement mélancolique et enveloppante. On y retrouve la beauté des premières productions de Phoenix et Air, et même un peu de Joao Gilberto. Une voix toute proche. Des batteries sans reverb. Une pop solide et douce à la fois, sans muscles apparents. Antoine Pesle y engage toute son exigence, son érudition, son French flair. Mais l’efficacité est ailleurs désormais. On est saisi dès la première écoute, avec l’envie de s’arrêter sur le bord de la route pour se laisser séduire par le poste radio. Et écouter ce disque en boucle. Il était urgent d’attendre.