Vers l'Horizon : A la découverte de Keyzer

Vers l'Horizon : A la découverte de Keyzer

Le loup est souvent représenté comme un animal solitaire et vorace. Derrière ces apparences, la réalité est toute autre. Réfléchi et stratégique, il avance toujours avec le soutien d’une meute solide. La Frasque aussi a du flair et depuis quelques temps, nous avons repéré le rappeur Keyzer, qui semble être l’un d’entre eux et vient de sortir un clip puissant.

 

Intrigués par la série de morceaux qui le font remarquer sur YouTube, nous sommes allés à sa rencontre afin de comprendre ce qu’il prépare. Il a sans conteste confirmé nos dires.

« Dans l’âme, je suis solitaire. On est beaucoup comme ça. Dans la meute, chacun fait son business de son côté, mais on ne s’oublie pas. »

Lui, a quitté Bobigny pour affuter ses crocs à Paris. Ayant grandi avec la musique et notamment avec le rap, débiter des freestyles était comme un hobby dans sa jeunesse. C’est à la suite d’un séjour au Japon qu’il se décide à dédier sa vie à sa passion en travaillant sur de véritables morceaux destinés à sortir de l’intimité.

« La mentalité japonaise m’a mis une claque. J’ai compris qu’il faut faire ce que t’aimes, peu importe devant qui. »

Patient, il apprend et construit son projet. Aujourd’hui, il a dévoilé 6 titres et un clip en 2 mois et ne compte pas s’arrêter là. Il dévoile l’étendue de sa technique sur des morceaux aux couleurs différentes, tirés de ses influences variées. Influencé par Oxmo autant que par Kekra, il maîtrise aussi bien le style Old School que New School. Il adapte savamment le style Chicago Drill, encore rare en France, à des textes chargés de sens.

« Il faut être un filtre : garder le meilleur de ce que tu aimes et l’utiliser à ta sauce. »

Ainsi, il pose les bases de son propre univers. Lyricalement, il est marqué par un équilibre entre motivation, autonomie et solidarité ; un mélange authentique qui pousse à aller de l’avant.

« Il ne faut pas traîner son passé comme un boulet. Sinon, il n’y pas grand-chose qui changera. »

La Frasque l'a découvert, à vous de le suivre.

Theodore Cohen,